(pt) France, Coordenação de Grupos Anarquistas - Communiqué de solidarité CGA avec le processus révolutionnaire au Rojava (en, fr) [traduccion automatica]

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Sábado, 25 de Outubro de 2014 - 14:04:19 CEST


Depuis plus de deux ans, le Rojava (Kurdistan syrien), est engagé dans un processus 
révolutionnaire spécifique. Resté longtemps à l'écart de celui proposé en Syrie car 
considéré comme trop marqué par l'idéologie panarabe et nationaliste, puis confronté à une 
contre-révolution interne fasciste et religieux takfiri, le Rojava développe ses propres 
institutions sociales, chasse les troupes du régime de Bachar, et affronte les forces 
politico-religieuses ou nationalistes arabes qui tentent de liquider cette dynamique 
autonomiste. ---- Fascistes de l'EI, bas les pattes du Rojava ! Solidarité avec le 
processus révolutionnaire kurde! ---- Depuis plus de deux ans, le Rojava (Kurdistan 
syrien), est engagé dans un processus révolutionnaire spécifique. Resté longtemps à 
l'écart de celui proposé en Syrie car considéré comme trop marqué par l'idéologie panarabe 
et nationaliste, puis confronté à une contre-révolution interne fasciste et religieux 
takfiri, le Rojava développe ses propres institutions sociales, chasse les troupes du 
régime de Bachar, et affronte les forces politico-religieuses ou nationalistes arabes qui 
tentent de liquider cette dynamique autonomiste.

Se développe alors à une échelle populaire de masse une dynamique d'auto-organisation 
sociale, économique et politique, fondée sur un projet de « confédéralisme démocratique » 
incluant la lutte pour l'égalité homme-femme, l'inclusion des minorités religieuses, 
nationales et sexuelles dans les institutions locales.

Ce projet de confédéralisme démocratique est porté par le la KCK (confédération kurde), 
alliant mouvement populaire (TEVDEM) et le partis politique PYD, proche du PKK.

Le PKK, initialement influencé par une idéologie marxiste-léniniste posant la question 
kurde en terme de lutte de libération nationale pour la constitution d'un Etat nation, a 
évolué sous l'influence de son fondateur, Abdullah Öcalan, vers des positions critiquant 
la logique nationaliste, la doctrine marxiste-léniniste et son caractère centralisateur.

Influencé par les idées du communiste libertaire américain Murray Bookchin, théoricien du 
municipalisme libertaire et de l'écologie sociale, il critique la stratégie nationaliste 
(construction d'un Etat nation) pour lui substituer une stratégie de développement 
d'institutions locales autonomes, assurant le développement de la culture kurde sans pour 
autant construire un cadre centralisateur et homogénisateur.

Cette évolution, si elle ne s'est pas faite sans heurts, et reste toujours en butte à 
certains héritages autoritaires, est d'une grande importance pour la région : elle marque 
la perspective d'une rupture avec un nationalisme négateur de la diversité culturelle et 
sociale de la région, avec une idéologie patriarcale et conservatrice religieuse, avec une 
vision laique et socialiste de la question kurde.

Parallèlement, cette stratégie s'appuie sur le développement d'un mouvement d'autodéfense 
populaire armé, avec la création de milice (YPG et YPJ) garantissant une large place aux 
femmes, qui permet l'autodéfense des kurdes, et particulièrement des femmes kurdes, face 
aux différents régimes et aux fascistes religieux.

Nos camarades anarchistes syrienNEs turcQUEs, kurdes et iranienNEs ne s'y sont pas trompés 
: ils et elles ont déclaré leur soutien sans réserve à ce mouvement populaire 
d'autodéfense, qui ouvre une autre voie pour le Moyen-Orient. Quelles que soient les 
critiques qu'elles et ils font sur la forme partidaire, sur ce qu'ils et elles estiment 
être une critique insuffisante de l'institution étatique, elles et ils reconnaissent dans 
la processus révolutionnaire au Rojava un acquis précieux à préserver, à étendre et à 
défendre par tous les moyens face aux fascistes religieux, aux manoeuvres de l'Etat turc 
et des impérialismes occidentaux, mais aussi au régime de Bachar El Assad. Cela au nom de 
l'unité antifasciste et de la solidarité révolutionnaire.

Quant à nous, et pour les mêmes raisons il nous semble que le mouvement 
d'auto-organisation populaire kurde mérite tout notre soutien face aux fascistes 
religieux. Cela passe par la dénonciation de l'hypocrisie des États occidentaux qui 
continuent de classer le PKK comme « organisation terroriste » tout en tolérant le soutien 
de l'État turc aux fascistes religieux. Qui instrumentalisent la situation pour alimenter 
dans leurs frontières une politique raciste, et pour défendre au Moyen-Orient leurs 
intérêts géostratégiques, en sacrifiant au besoin les populations kurdes.

Des Etats qui voient dans la création d'une « zone tampon » une solution alors qu'il ne 
s'agit que d'une occupation qui mènerait à son terme la liquidation de l'autonomie 
populaire au Rojava.

Pour nous cette solidarité se traduit par notre soutien aux travailleuses et travailleurs 
kurdes en lutte quand ils et elles réclament:
Des armes pour les révolutionnaires kurdes, préservant ainsi leur autonomie politique et 
leur permettant d'assurer leur autodéfense face aux fascistes et au régime
La fin du classement du PKK comme organisation terroriste par l'UE et l'arrêt de la 
persécution des militantEs kurdes et des actions de solidarité avec le Kurdistan
L'ouverture d'un corridor pour les combattants kurdes afin qu'ils puissent envoyer des 
renforts à Kobané
La rupture de toute coopération policière et militaire de l'État français avec l'État turc.

Le 21 octobre 2014
Relations Internationales de la Coordination des Groupes Anarchistes


Related Link: http://www.cga.org


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